Depuis les recommandations issues du Dialogue national sur le Conseil national de la jeunesse gabonaise, cet organe a du mal à fonctionner correctement ; longtemps marqué par une léthargie dans son fonctionnement, cet organe fait désormais l’objet d’une séance de travail le mardi 6 octobre 2026.
C’est dans cette perspective que pour coller aux orientations du dialogue national, le gouvernement s’emploie à redynamiser cet instrument de la jeunesse gabonaise, en lui donnant des outils nécessaires pour son fonctionnement, notamment les reformes juridiques et dotation budgétaire adaptée à son fonctionnement.
C’est dans cette optique que le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, est venus faire un point au vice-président du gouvernement sur la normalisation et à la redynamisation du Conseil national de la jeunesse.
La rencontre a réuni les membres du Gouvernement concernés, les conseillers techniques des départements sectoriels ainsi que les collaborateurs du cabinet du Coordonnateur de l’action gouvernementale.
Pour le ministre de tutelle, ’’ à l’issue de ces travaux, nous avons eu des recommandations du vice-président du gouvernement de poursuivre le processus de normalisation, et il nous a été recommandé de travailler avec les sectoriels, notamment avec le ministère de la réforme, le ministère de l’Intérieur, celui des finances, pour aboutir rapidement à cette réforme qui mettra en place ce conseil national de la jeunesse. Il était question aussi de son institunalisation ou on pourra garder le conseil comme une association, tout cela sera débattu en inter avec mes collègues pour nous permettre d’ici la fin du mois de novembre 2026 de pouvoir arriver à échéance de mise en place de ce Conseil national de la jeunesse. ’’
Il s’est agi au cours de ce tour de table, d’examiner les mesures à mettre en œuvre pour permettre au Conseil national de la jeunesse de jouer pleinement son rôle dans l’encadrement et la représentation des jeunes. La mise en œuvre de cette restructuration est encadrée par les missions assignées au Comité de normalisation institué par l’arrêté n° 00011/MJSRCAVA/ CAB-M. Les requis réalisés portent sur la révision complète de textes fondamentaux du CNJG.
Le budget nécessaire à cette opération s’élève à 149.303.000 Fr CFA pour atteindre une meilleure contribution des jeunes à la mise en œuvre du PNCD 2026-2030.Crée dans les années 1950, le projet de restructuration du CNJG, s’articule autour de trois axes fondamentaux : le renforcer la représentativité en modernisant les modes de scrutin et la composition de l’instance pour garantir l’inclusion de toutes les catégories de la jeunesse ; améliorer la gouvernance en instituant des démembrements provinciaux, départementaux et auprès de la diaspora, afin d’établir une passerelle directe entre les jeunes et les instances dirigeantes ; renforcer le rôle consultatif en dotant les jeunes d’une voix institutionnelle écoutée dans la formulation, la mise en œuvre et en l’évaluation des politiques publiques de jeunesse.
» Selon les recommandations de l’union panafricaine de la jeunesse, il est recommandé que les conseils nationaux de jeunesse soient plus ou moins associations, société civile et il y a une recommandation du dialogue nationale qui voudrait que nous institunalisons, il ne faudra pas que nous soyons à porte affront avec la constitution et les Lois en vigueur au Gabon, ce sont ces questions que nous allons pouvoir étudier en profondeur. Il faut que nous servions d’exemple d’autres pays ou cette institutionnalisation a déjà réussi’’, a précisé
Paul Ulrich Kessany. Avant d’ajouter que ’’ Nous allons avoir besoin des textes de Loi pour que nous harmonisions au mieux et que nous puissions sortir rapidement de cette léthargie qui a toujours existé au niveau du conseil, que nous ayons un instrument consultatif de compétences qui accompagne le gouvernement dans le cadre du PNCD et que cette instruction du Chef de l’Etat soit respectée’’, a-t-il dit.
Cette démarche s’inscrit dans les orientations du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui accordent une place importante à la jeunesse dans les ambitions de transformation et de développement du Gabon. Ainsi, l’échéance fixée à novembre prochain doit désormais permettre de franchir une étape décisive vers la mise en place d’un CNJG rénové, représentatif et pleinement opérationnel.
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