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[Gabon] Le gouvernement s’exprime : point d’étape sur le secteur de l’Eau et l’Électricité

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Le vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, était l’invité de l’émission « Le Gouvernement s’exprime », diffusée sur Gabon 24 ce vendredi 16 octobre 2026. À cette occasion, il a présenté les avancées enregistrées dans la mise en œuvre des actions gouvernementales, conformément aux orientations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Cette intervention s’inscrit dans un contexte marqué par le récent réaménagement gouvernemental du 11 octobre dernier et la tenue du Conseil des ministres du 15 octobre 2026. Elle a notamment permis de revenir sur les priorités de l’exécutif, les actions engagées dans les secteurs stratégiques essentiels notamment et les attentes en matière de résultats concrets au bénéfice des populations gabonaises.

En ce qui concerne la question de l’eau, l’électricité, le vice-président du gouvernement indique, qu’il faut l’avoir sous son angle global. La production, le transport, la distribution et la gestion de la clientèle.

 » S’agissant de l’eau. Nous pouvons nous réjouir du lancement du partenariat entre la SEEG et Suez, ce qui s’est traduit dans la première phase par la mise en alimentation de 123 foyers au niveau de Nzeng Ayong, au niveau d’Ondogo. Ça, ce n’est que la première phase, puisque dans 6 mois, ça va s’intensifier. Donc, de ce point de vue, ce sont des éléments qui sont concrets. Le deuxième élément, c’est la réhabilitation de l’usine de Ntoum et le lancement de forages. Ça va augmenter la capacité au bas mot de 35 000 mètres cube dans un premier temps et à terme de 70 000 mètres cube. Ça aussi, c’est pour répondre aux soucis de stress hydrique qui sont les miens dans un certain nombre de quartiers de Libreville. Et à côté de ça, nous avons des mesures qui sont certes ponctuelles, mais qui répondent à des préoccupations », a-t-il expliqué.

L’entretien a ainsi constitué une occasion de faire le point sur les chantiers réalisés et ceux en cours de réalisations.

 » Au niveau de la production, la livraison de transport d’eau, le prix a été réduits de 10 000 à 4 000 pour 1 000 litres. Donc, ce sont des éléments qui participent un peu de la gestion de ces éléments à la fourniture d’eau.

S’agissant de l’électricité, nous nous réjouissons du lancement prochain des centrales qui vont apporter quasiment 125 mégawatts pour le Grand Libreville et 50 mégawatts à Port-Gentil. ces 5 turbines vont être opérationnelles, d’ici décembre. Alors 125 mégawatts au niveau de Libreville auquel vous ajoutez les 35 mégawatts plus qui l’étaient avant. Donc qui pourront répondre aux besoins de crise énergétique au niveau du Grand Libreville. Ça va répondre considérablement à cela », a-t-il relaté avec précision.

Avant d’ajouter que,  » vous avez ces centrales électriques qui vont s’ajouter à l’intérieur du pays. Nous sommes quasiment au terme de la construction de la ligne Mayumba-Tchibanga pour exploiter la centrale de Mayumba, 8 mégawatts. Ça va permettre d’alimenter non seulement Mayumba, mais Tchibanga et les villes avoisinantes. On ne peut pas aborder la question de l’eau, l’électricité sans parler de la cession de la SEEG. Donc, ça se fait dans les normes ».

Pour l’heure, il déclare que des accords sont ont cours actuellement, « entre la SEEG et le partenaire Suez, qui sont en train de finaliser tous les éléments juridiques pour s’assurer que la transmission universelle du patrimoine se fasse dans les normes, que l’opposition des créanciers, qui n’arrête pas l’opération, mais qui obligent l’État à donner des garanties, se fasse aussi. Également l’affectation et la répartition du personnel en fonction des spécialisations et des métiers ».

En poursuivant dans son propos, à l’endroit des agents de la société d’Eau et d’énergie du Gabon (SEEG). « Là, ça me permet de rassurer ces 2 300 agents de la SEEG. Il ne s’agit pas de licenciements économiques. Ces agents, qui sont des valeurs, vont être utilisés dans les deux entités, la Compagnie des eaux et l’électricité du Gabon. Donc, ça me permet également de les appeler à un peu plus de patriotisme, parce que nous avons constaté plusieurs actes de sabotage des infrastructures qui ont pénalisé aussi bien en termes d’électricité qu’en termes d’eau, le dernier en date étant le câble d’Owendo-Bisségué de 90 kilomètres qui a été interrompu et qui a causé des dommages à Libreville, en septembre dernier. Donc, ce sont des éléments qui nous permettent de sensibiliser les populations, de sensibiliser ces agents de la SEEG qui travaillent à la SEEG  » a conclu le coordinateur de l’action gouvernementale.

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Léo L@pach -

Diplômé en science de l'information et de la communication, journaliste reporter images.

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