Le lancement officiel de la Gabonaise des Jeux (GDJ), le jeudi 22 octobre 2026, au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, par le vice-président du gouvernement Hermann Immongault marque une nouvelle étape dans la stratégie de l’État visant à renforcer son contrôle sur le secteur des jeux de hasard et des paris sportifs.
À travers cet opérateur public et sa plateforme numérique, les autorités entendent améliorer la mobilisation des recettes, renforcer la transparence et contribuer au financement du développement national.
Il faut dire que, le Gabon amorce un tournant dans la gestion de son secteur des jeux de hasard et des paris sportifs. Avec le lancement de la Gabonaise des Jeux (GDJ), les pouvoirs publics affichent leur volonté de mieux encadrer un marché à fort potentiel économique, dont les retombées fiscales demeurent, selon les chiffres avancés, limitées au regard des revenus générés.
La cérémonie, présidée par le coordinateur de l’action gouvernementale, a également consacré le lancement de la plateforme numérique GDJBET.COM a travers le déploiement des portails DUS et TRESORPAY.
Cette initiative traduit l’ambition des autorités de faire de la GDJ un instrument de régulation, de création de richesses et de mobilisation des ressources au profit de l’économie nationale.
Selon les estimations citées dans le document initial, le marché gabonais des jeux de hasard et des paris sportifs représenterait plus de 3 milliards de FCFA, alors que les recettes fiscales issues de cette activité auraient atteint environ 185 millions de FCFA en 2024.

Ces chiffres mettent en évidence l’enjeu que représente une meilleure captation des revenus du secteur par les finances publiques. Pour l’État, il s’agit désormais de renforcer les mécanismes de contrôle, d’améliorer la traçabilité des opérations et de garantir une contribution fiscale plus conforme au potentiel économique de cette activité.
Créée par ordonnance présidentielle, la Gabonaise des Jeux est appelée à occuper une place centrale dans cette nouvelle orientation.
» La Gabonaise des Jeux doit être un fleuron de notre économie […] un opérateur économique engagé, qui crée des emplois et de la richesse au bénéfice du pays », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Edgard Moukoumbi, lors de la cérémonie de lancement.
Dans un contexte marqué par la recherche de ressources financières destinées à soutenir les politiques publiques, la GDJ est appelée à contribuer à une meilleure valorisation économique du secteur des jeux.
Les projections mentionnées dans le document initial font état d’une croissance annuelle de 8,3 % des revenus du marché au cours des prochaines années. Une évolution qui, si elle se confirme, pourrait offrir des perspectives supplémentaires en matière de recettes et d’emplois.
Pour Roméo Nguema Ondo, directeur général de la Gabonaise des Jeux, l’ambition est clairement définie : » Notre ambition est d’exploiter de manière performante et durable le secteur des jeux pour en faire un levier de développement national. «
La concrétisation de cet objectif reposera toutefois sur la capacité de la nouvelle entité à s’inscrire durablement dans le paysage économique, à assurer une gestion rigoureuse et à produire des résultats mesurables, tant en matière de recettes publiques que de création de valeur.
L’enjeu est désormais de traduire cette ambition en retombées concrètes pour les finances publiques et le développement du Gabon.
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