Engagé dans une profonde transformation numérique, le Gabon a fait du numérique un levier majeur de modernisation de l’État et d’amélioration des services publics. Ce pilier central de la souveraineté nationale, et de l’efficacité de l’État a fait l’objet de la séance de travail dirigé par le Vice-président du gouvernement Hermann Immongault en présence des membres du gouvernement concernés et des acteurs clés du secteur.
En effet, face à la recrudescence des cyberattaques visant les infrastructures publiques et les systèmes d’information nationaux, le Gouvernement entend renforcer la coordination et l’efficacité du dispositif national de cybersécurité.
La séance de travail a réuni les différents acteurs impliqués dans la protection du cyberespace gabonais, l’ANINF, les structures techniques compétentes, l’ARCEP ainsi que les ministères régaliens la défense, l’Intérieur, la justice, les services de protection des intérêts fondamentaux de l’État, des investigations et la répulsion des infractions numériques.

Selon le Directeur général de l’Agence Nationale des Infrastructures Numérique et des Fréquences (ANINF), ’’ Nous avons réunis pour parler de deux points essentiels : la gouvernance de la digitalisation en république gabonaise selon la Loi 037 et la technicité, nous la partie opérationnelle, comment nous mettons cela en pratique. La recommandation est de repartir, nous allons mettre cela dans un cahier de charge et revenir vers le vice-président, afin de recueillir ces orientations pour la mise en pratique de la digitalisation’’, a-t-il indiqué.
Cette mobilisation intervient après plusieurs incidents récents ayant affecté des structures nationales, avec notamment des attaques par rançongiciel, des tentatives de vol de données et d’identifiants ou encore des actes de fraude numérique.
Il faut dire, qu’au-delà des seules administrations, ces menaces sont susceptibles d’impacter les entreprises et les populations, dans un contexte où la digitalisation des services et des activités économiques connaît une accélération.
Les échanges ont porté sur l’état des dispositifs actuellement déployés, mais également sur les mesures à renforcer pour permettre une réponse plus rapide et plus robuste aux menaces.
La cybersécurité est ainsi désormais appréhendée comme un enjeu de souveraineté nationale, compte tenu de la sensibilité des infrastructures, des données et des systèmes exposés.
À travers cette démarche, l’Exécutif réaffirme sa volonté d’accompagner la transformation numérique du Gabon par un dispositif de sécurité à la hauteur des nouveaux enjeux. Car au-delà de la seule question technologique, la cybersécurité est désormais présentée comme un enjeu de souveraineté nationale.
La multiplication des attaques contre les infrastructures stratégiques impose ainsi au Gabon de renforcer ses capacités de défense numérique et de mieux coordonner l’ensemble des acteurs concernés.’’ C’est l’augmentation exponentielle des attaques, des cyberattaques contre des infrastructures publiques, parapubliques, les systèmes d’information de l’État, les bases de données stratégiques. En 60 jours, donc en deux mois, nous avons enregistré plus de 900 000 alertes intrusion, dont certaines avec un niveau très critique. Face à ce constat, il se doit d’y apporter la réponse la plus adaptée qui soit. L’objectif de cette séance de travail, c’est de faire le point sur ce qui est actuellement mis sur la table pour répondre à ces attaques, et surtout ce qui devrait davantage l’être pour robuster la réponse du gouvernement’’, a rappelé Hermann Immongault.

Il s’agit donc de consolider les capacités nationales de prévention, de détection, de protection et de réaction face aux cybermenaces, tout en renforçant la collaboration entre les différentes administrations et structures spécialisées. Les autorités souhaitent ainsi faire le point sur les dispositifs déjà mis en place, mais surtout identifier les mesures complémentaires nécessaires pour rendre la réponse nationale plus efficace.
« ’ Il y a quelques semaines, nous avons constaté les cyberattaques dont a été victime la SCG, et quelques jours le Conseil gabonais des chargeurs. Ces attaques par rançongiciel, par vol de données, par vol d’identifiants, par fraude numérique exposent les administrations, les populations, les entreprises. Donc il nous faut très rapidement et de manière urgente organiser la réponse qui est la nôtre. La cybersécurité est un enjeu de souveraineté nationale et nous pouvons considérer que nous sommes en guerre. C’est le sens de cette réunion, qui se veut fructueuse en termes de propositions de recommandations qu’elle fera et que je devrai en urgence soumettre à la très haute appréciation du chef de l’État, ’’ a détaillé Hermann Immo
Au terme de cette séance, les conclusions et recommandations issues de ce tour de table, devraient être transmises en urgence au Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour appréciation et orientations.
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