Dans le cadre des actions engagées pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages, la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG) poursuit son déploiement à travers le pays.
À quelques jours de la Journée nationale de la Libération, l’institution a ouvert à cette occasion, le 24 août dernier, un méga marché à Makokou, chef-lieu de la province de l’Ogooué-Ivindo, offrant aux populations un accès facilité à une large gamme de produits alimentaires et de première nécessité à des prix jugés accessibles.

Cette opération, qui se poursuit jusqu’au 26 août, s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à renforcer l’approvisionnement des marchés locaux et à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations face à la hausse du coût de la vie.
Après Libreville et plusieurs autres villes de l’intérieur du pays, la CEAG poursuit ainsi son rapprochement avec les consommateurs, en particulier ceux des zones éloignées des grands circuits commerciaux.
L’ouverture officielle du méga marché de Makokou a enregistré la présence de plusieurs personnalités, parmi lesquelles Huguette Nyana, présidente du Sénat, et Christianne Leckat, gouverneur de l’Ogooué-Ivindo.
Pour Théophile Boutamba, directeur général de la CEAG, cette initiative traduit la volonté de l’institution d’élargir son champ d’action et de garantir un meilleur accès aux produits essentiels aux populations rurales. Dès les premières heures d’ouverture, les habitants de Makokou ont répondu présents, confirmant l’intérêt suscité par ce dispositif.
Créée dans le cadre d’un partenariat public-privé, la Centrale d’Achat du Gabon est une société anonyme disposant d’un capital initial d’un milliard de francs CFA, réparti entre l’État gabonais, qui détient 37 % des parts, et les principaux importateurs privés, à hauteur de 63 %.
Placée sous la tutelle du ministère de l’Économie, la CEAG constitue un outil stratégique de régulation et de sécurisation de l’approvisionnement national. Son modèle repose sur la mutualisation des achats, la maîtrise des coûts logistiques et la garantie de la qualité des produits mis à disposition des consommateurs.
À travers cette initiative, le gouvernement entend renforcer les mécanismes de lutte contre la vie chère en agissant simultanément sur la disponibilité des produits, la stabilité des prix et l’accès équitable des populations aux biens de première nécessité.

Toutefois, le dispositif fait également l’objet d’attentes de la part des associations de consommateurs, qui souhaitent voir mesurer son impact durable sur les prix et sur l’amélioration concrète du quotidien des ménages.
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