À quelques jours de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Gabon, le chantier du monument dédié à Georges Damas Aleka, auteur de l’Hymne national, connaît un nouveau rebondissement. Erick Mauro Nguemah, architecte en charge du projet depuis son lancement, a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, vendredi 14 août 2026, à l’issue de son audition au parquet.
Cette décision intervient après plusieurs jours de garde à vue à la Direction générale des Recherches (DGR). L’architecte est poursuivi dans le cadre d’une procédure portant sur l’inexécution présumée des marchés liés à la construction de cet ouvrage présenté comme un symbole de mémoire et de reconnaissance nationale.
Selon les informations rapportées par Gabonreview, les poursuites engagées à son encontre reposeraient sur l’article 379 du Code pénal gabonais relatif à l’inexécution des marchés publics. Cette disposition prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre 20 millions de francs CFA pour les responsables reconnus coupables des faits visés.
Cette procédure judiciaire intervient dans un contexte de forte attention autour de l’avancement du chantier. Quelques semaines auparavant, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait exprimé son insatisfaction face aux retards enregistrés dans l’exécution des travaux.
Afin d’accélérer la livraison de l’ouvrage avant les festivités du 17 août, une enveloppe additionnelle de 300 millions de francs CFA avait été annoncée pour permettre la finalisation des travaux prioritaires, notamment les aménagements extérieurs. Le chantier a depuis été confié à une nouvelle entreprise chargée d’en poursuivre l’exécution.
Dans la foulée, l’Ordre gabonais des architectes a rendu public un document faisant état de plusieurs difficultés qui auraient impacté le déroulement du projet. L’organisation évoque notamment des ajustements budgétaires, des délais d’exécution réduits ainsi que des modifications intervenues au cours de la réalisation.
À l’approche de son inauguration, l’affaire du monument Georges Damas Aleka met en lumière les enjeux liés au suivi des grands projets publics et aux responsabilités des différents acteurs impliqués dans leur réalisation.
Source : Pyramid’media
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